CTO à temps partiel : combien de jours, quel contrat, quel coût
Tech leadership10 min de lecture
CTO à temps partiel : combien de jours, quel contrat, quel coût
Un CTO à temps partiel consacre un nombre de jours fixe à votre entreprise chaque semaine ou chaque mois. Il peut être salarié, freelance, en portage salarial ou associé, ou partager son temps avec d'autres entreprises.
La différence avec le CTO à temps partagé tient à l'angle. Le temps partagé décrit un modèle, un directeur technique réparti entre plusieurs entreprises. Le temps partiel décrit votre besoin : un nombre de jours, un contrat, un budget. C'est à ces trois questions que répond ce guide.
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Combien de jours par semaine, selon votre stade ?
Le bon volume ne dépend pas de la taille de l'entreprise, mais de ce qu'il reste à décider. Voici les repères que nous utilisons avec les fondateurs que nous accompagnons. Ce sont des ordres de grandeur, pas une norme : ajustez-les après le premier mois, quand vous verrez où passe le temps.
01
Avant le produit : une demi-journée à un jour par semaine
Le CTO cadre ce qu'il faut construire en premier, choisit la technique et relit le cahier des charges. Il aide à choisir le prestataire ou le premier développeur. Il n'y a pas encore de code à relire : au-delà d'un jour, vous payez de l'attente.
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MVP en construction : un à deux jours par semaine
Il tranche les choix d'architecture au fil de l'eau, relit ce qui est livré, arbitre le périmètre quand le planning glisse. Il tient la relation avec l'agence ou les freelances qui développent. C'est le stade où une mauvaise décision coûte le plus cher à défaire.
03
Produit en production, sans équipe : une demi-journée à un jour par semaine
Le produit tourne, quelqu'un d'extérieur le fait évoluer. Le CTO priorise les évolutions, surveille la sécurité, les sauvegardes et les accès, relit les livraisons importantes. Il ne répare pas les pannes : il vérifie que quelqu'un est là pour le faire.
04
Équipe de plusieurs développeurs : deux à trois jours par semaine
Il recrute, mène les revues, fixe les standards et la feuille de route technique. Au-delà de trois jours par semaine, posez-vous la question d'un temps plein : l'équipe a besoin de quelqu'un présent quand elle bloque.
02
Quel contrat pour un CTO à temps partiel ?
Quatre cadres existent, et ils ne changent pas seulement le prix. Ils décident de qui paie les charges, de ce qui vous engage, du délai pour arrêter et de la place du CTO au capital.
Les quatre contrats, côte à côte
Critère
Salarié à temps partiel
Freelance
Portage salarial
Associé
Qui paie les charges
Vous, employeur
Le freelance, sur sa facture
La société de portage, sur sa facture
Selon qu'il est aussi salarié ou dirigeant rémunéré
Engagement
Contrat de travail, période d'essai
Contrat de prestation
Contrat avec la société de portage, 36 mois au plus
Statuts et pacte d'associés
Pour arrêter
Rupture du contrat de travail, préavis selon la convention
Préavis prévu au contrat
Préavis prévu au contrat commercial
Sortie prévue au pacte
Accès au capital
BSPCE possibles
Pas de BSPCE
Pas de BSPCE
Parts sociales ou actions
Salarié en CDI ou en CDD à temps partiel
Le contrat à temps partiel est écrit et fixe la durée et sa répartition dans la semaine. La loi fixe aussi une durée minimale de 24 heures par semaine, sauf accord de branche. Un jour par semaine ou même trois jours de 7 heures restent en dessous : il faut alors une demande écrite et motivée du salarié, par exemple pour cumuler plusieurs activités. C'est le cas d'un CTO qui travaille aussi ailleurs.
Vous payez les charges patronales et vous vous engagez sur la durée. La période d'essai d'un cadre en CDI dure au plus quatre mois, renouvelable une fois si l'accord de branche le prévoit. Pour partir, le CTO respecte un préavis fixé par la convention collective : trois mois pour un cadre sous la convention Syntec. Le CDD, lui, ne peut pas pourvoir durablement un emploi permanent : il convient mal à un poste de CTO.
Avantage réel : un salarié, même à temps partiel, peut recevoir des BSPCE si votre société remplit les conditions fixées par l'article 163 bis G du Code général des impôts. C'est souvent ce qui convainc un profil senior d'accepter un salaire partiel.
Freelance
Le CTO facture des jours, vous ne payez pas de charges sociales et l'engagement se limite au contrat de prestation. Le préavis est celui que vous écrivez : un mois est courant. Deux obligations à connaître. Dès 5 000 € HT de contrat, vous devez lui demander son attestation de vigilance Urssaf, puis tous les six mois. Et s'il travaille sous vos ordres comme un salarié, le contrat peut être requalifié en contrat de travail.
Pas de BSPCE pour un freelance : il n'est pas salarié de votre société. S'il doit entrer au capital, cela passe par d'autres titres, avec votre avocat.
Portage salarial
Le CTO est salarié d'une société de portage, qui vous facture sa prestation. Vous ne payez pas de charges, lui garde une protection de salarié. La loi encadre l'usage : une tâche occasionnelle ou une expertise dont votre entreprise ne dispose pas, et 36 mois au plus chez le même client. Une direction technique que vous n'avez pas en interne entre dans ce cadre, pour un temps.
Associé
Le CTO entre au capital et travaille à temps partiel, avec ou sans rémunération. Rien ne se paie au mois, mais tout se négocie : part du capital, acquisition progressive des parts, ce qui se passe s'il arrête. Ces règles s'écrivent dans le pacte d'associés, avec un avocat. C'est la formule la moins chère à court terme et la plus engageante à long terme.
Free-Work publie les tarifs et les salaires déclarés par des CTO. Un CTO freelance facture en moyenne 813 € par jour en direct, 920 € au-delà de quinze ans d'expérience en Île-de-France. Un CTO salarié touche en moyenne 76 000 € brut par an, soit environ 9 140 € par mois de coût employeur pour un temps plein, selon le simulateur de l'Urssaf. Ce sont des montants déclarés, pas une étude statistique. Pour comparer, un développeur senior salarié coûte environ 6 000 € par mois charges comprises, et un freelance expérimenté facture 575 € par jour en moyenne : le détail est dans notre article sur ce que coûte un développeur. Dans le tableau, un jour par semaine compte pour environ quatre jours par mois, congés déduits.
Coût mensuel d'un CTO à temps partiel, selon le contrat
Contrat
1 jour par semaine
2 jours par semaine
3 jours par semaine
CTO salarié au salaire moyen, coût employeur au prorata
1 830 €
3 660 €
5 490 €
CTO freelance à 813 € par jour (moyenne)
3 250 € HT
6 500 € HT
9 760 € HT
CTO freelance à 920 € par jour (plus de quinze ans, Île-de-France)
3 680 € HT
7 360 € HT
11 040 € HT
Portage salarial
Comme le freelance
Comme le freelance
Comme le freelance
Associé
Une part du capital
Une part du capital
Une part du capital
Trois lectures de ce tableau. La ligne salariée est un prorata du temps plein et n'inclut pas le recrutement. En portage, vous payez le tarif journalier négocié avec le consultant, que la société de portage facture ; ses frais de gestion sont prélevés sur ce montant. Et pour l'associé, le coût n'est pas mensuel : il se lit dans la part du capital cédée.
Le salarié revient moins cher par jour, le freelance moins cher à arrêter. Si vous hésitez sur le volume, commencez en prestation : un contrat de travail se réduit beaucoup plus difficilement qu'un contrat de prestation.
Ce qu'un CTO à temps partiel peut tenir, et ce qu'il ne peut pas
Un CTO à temps partiel achète du jugement, pas de la présence. Le dire clairement avant de signer évite la déception du troisième mois.
Reste la question pratique : qui développe le reste de la semaine ? Trois réponses possibles. Une équipe interne, que le CTO encadre. Des freelances, qu'il choisit et relit. Ou un abonnement de développement, qui exécute les demandes dans l'ordre qu'il a fixé.
Où se place Figue
Figue n'est pas un CTO, et ne prend pas les décisions de direction technique à votre place. Figue Unlimited est un abonnement de développement : nos ingénieurs, en France, cadrent, développent et vérifient chaque demande, une à la fois par slot. Vous avez un interlocuteur dédié et deux points produit par mois. C'est 1 990 € HT par mois au tarif public, dès 1 490 € HT pour les premiers clients (offre fondateur), sans engagement, et le code vous appartient.
Un CTO à temps partiel qui décide et un abonnement qui livre peuvent donc se compléter : le premier fixe l'architecture et les priorités, le second les réalise et lui soumet chaque livraison.
Recruter un CTO à temps partiel : où chercher, quoi vérifier
Trois canaux, du plus fiable au plus large. Votre réseau d'abord : fondateurs, investisseurs et anciens collègues connaissent des CTO qui ont déjà tenu ce rôle. Les plateformes de freelances ensuite, où beaucoup de profils se présentent comme CTO : vérifiez qu'ils l'ont été. Les cabinets spécialisés enfin, plus chers, utiles quand vous visez un salarié.
Testez avant de vous engager. En salariat, la période d'essai joue ce rôle. En prestation, signez d'abord une mission courte et bornée : un audit de l'existant, le choix d'un prestataire, la relecture d'un cahier des charges. Vous verrez comment il pose les problèmes et s'il sait vous dire non.
Ce que nous demandent les dirigeants qui veulent un CTO sans le payer à plein temps.
Quelle différence entre CTO à temps partiel et CTO à temps partagé ?
Le temps partagé décrit un CTO réparti entre plusieurs entreprises, en général indépendant. Le temps partiel décrit votre besoin : un nombre de jours fixe, sous n'importe quel contrat, y compris salarié. Un CTO à temps partagé est donc un cas de CTO à temps partiel, pas l'inverse.
Peut-on embaucher un CTO un jour par semaine ?
Oui, mais en dessous de 24 heures par semaine, le Code du travail exige une demande écrite et motivée du salarié, par exemple pour cumuler plusieurs activités, sauf accord de branche qui prévoit une durée plus courte. Le contrat doit être écrit et préciser la durée et sa répartition.
Combien coûte un CTO à temps partiel ?
Pour un jour par semaine, comptez environ 3 250 € HT par mois pour un CTO freelance au tarif moyen déclaré sur Free-Work (813 € par jour, relevé en octobre 2026), et environ 1 830 € par mois de coût employeur pour un CTO salarié au salaire moyen, au prorata. Un profil de plus de quinze ans d'expérience en Île-de-France facture plutôt 920 € par jour.
Un CTO freelance peut-il recevoir des BSPCE ?
Non : les BSPCE sont réservés aux salariés et à certains dirigeants de la société qui les émet. Un CTO freelance ou en portage n'est pas votre salarié. S'il doit entrer au capital, d'autres titres existent, à mettre en place avec un avocat.
Un CTO à temps partiel suffit-il sans développeur ?
Non. Il décide, recrute et relit, mais quelqu'un doit développer : une équipe interne, des freelances ou un abonnement de développement. Sans cela, vous payez des décisions que personne ne met en œuvre.